mardi 3 avril 2012

Plainte contre Nicolas Sarkozy...

Actualités > Politique
publié par ambre34 le 21/03/2012 03H00 
Communiqué de  Sos Justice et Droits de l'Homme
à diffuser largement autour de vous. Merci.

Parce qu’il arrive un moment où les escroqueries dirigées à l’encontre du Peuple Français,  que les crimes commis contre la nation et les crimes commis contre l’Humanité doivent cesser ! Nous tenions à vous informer qu’en date du 9 février 2012 Sos Justice et Droits de l’Homme a déposé plainte auprès du Parquet de Monsieur le Procureur de Nice, à l’encontre de Monsieur Nicolas SARKÖZY de NAGY-BOCSA dit Nicolas SARKOZY et de ses complices du Conseil Constitutionnel pour l’avoir laissé usurper durant 5 ans,  les titres de Président de la République et de Chef des Armées, alors que celui-ci, s'est présenté aux élections présidentielles de 2007 sous le nom d'usage de « Nicolas SARKOZY » qui n'existe dans aucune mairie des arrondissements de Paris.
Ce qui ne lui confère aucune immunité présidentielle, Nicolas SARKÖZY de NAGY-BOSCA n’ayant jamais été élu par le Peuple Français et Nicolas SARKOZY étant inconnu de l’état Civil des mairies de tous les arrondissements de Paris.
En effet, comment le Conseil Constitutionnel peut-il proclamer les résultats d’une élection présidentielle et faire publier les résultats de cette élection au Journal Officiel de la République, lorsqu’il s’agit d’une personne inconnue de l’état civil  et d’un sans papiers, sans que cette personne ne puisse bénéficier de complicités au sein du Conseil Constitutionnel qui produit des faux en écritures publiques ?
Nous nous trouvons donc à la tête de l’Etat, avec un Nicolas SARKÖZY de NAGY-BOCSA et un Nicolas SARKOZY, un sans papiers qui occupent illégalement le Palais de l’Elysée à grands frais pour le Peuple Français depuis mai 2007.
Néanmoins, ce fut une jolie manière pour le Conseil Constitutionnel de lui fournir les moyens en utilisant un nom d’emprunt :
1 - de se soustraire à la Justice, aux enquêtes judiciaires, aux poursuites judiciaires et au fisc,
2 – de l’autoriser à ruiner la France,
3 – de procéder à des mutations de magistrats au gré de sa fantaisie et en fonction de ses propres besoins politiques,
4 - de détruire l’armée française,
 5  - de lancer des guerres criminelles à l’encontre de peuples innocents, 
6 - de modifier la Constitution,
7 - de violer la Souveraineté Nationale et les droits élémentaires des français pour les contraindre contre leur gré à accepter par la force, le Traité Liberticide de Lisbonne, et 
8 – de fabriquer des faux en écritures publiques qui n’ont aucune valeur juridique, car signés d’une signature « Nicolas SARKOZY » qui n’existe dans aucune des mairies des arrondissements de Paris. Et faux en écritures publiques que le Conseil Constitutionnel et le Journal Officiel de la République continuent de valider.
Cette escroquerie dirigée à l’encontre du peuple Français perdure depuis que Nicolas SARKÖZY de NAGY-BOCSA est entré en politique, soit depuis 1977 en utilisant le nom d’emprunt de Nicolas SARKOZY pour cacher son véritable patronyme au Peuple Français et signer des actes qui n’ont aucune valeur juridique.

En effet, sa signature n'a aucune valeur juridique pour lui permettre d'engager la France et les Pays Européens dans des conflits armés, d’entraîner vers la ruine les Peuples Français et Européens, de donner des ordres aux militaires afin qu’ils aillent massacrer des innocents dans leurs pays respectifs, sans qu’ils ne représentent un quelconque danger pour les Français, et ce sans droits ni titre.

Afin de l'empêcher de se représenter aux prochaines élections présidentielles de 2012 et de l'empêcher de continuer à ruiner la France et les pays Européens, ainsi que de poursuivre le massacre d’innocents dans les pays étrangers. Nous avons mis opposition à sa candidature en déposant plainte à son encontre et à celle de ses complices, notamment les membres du Conseil Constitutionnel qui lui auront fourni les moyens durant 5 ans  pour le faire au détriment des Peuples Français, Européens et étrangers.
Le Conseil Constitutionnel vient de récidiver aujourd’hui, le 20 mars 2012, en acceptant la candidature de « Nicolas SARKOZY » aux élections présidentielles de 2012, sous son nom d’emprunt, tel que vous pourrez le constater sur le site de la Commission Nationale de Contrôle de la Campagne des élections présidentielles de 2012 à la rubrique candidats : http://www.cnccep.fr/les-candidats/
Les candidats
Liste des candidats arrêtée par le Conseil constitutionnel
  • Madame Eva JOLY
  • Madame Marine LE PEN
  • Monsieur Nicolas SARKOZY
  • Monsieur Jean-Luc MÉLENCHON
  • Monsieur Philippe POUTOU
  • Madame Nathalie ARTHAUD
  • Monsieur Jacques CHEMINADE
  • Monsieur François BAYROU
  • Monsieur Nicolas DUPONT-AIGNAN 
  • Monsieur François HOLLANDE

Pour arrêter ces massacres, le 9 février 2012, nous avons saisi le Parquet de Nice, d'une plainte déposée à l'encontre de Nicolas SARKÖZY de NAGY-BOCSA dit Nicolas SARKOZY et de ses complices, aux motifs de :
Faux en écritures publiques
Usage de faux en écritures publiques et complicités

Escroqueries dirigées contre le Peuple Français
Crimes commis contre la Nation
Crimes commis contre l’Humanité
Génocide financier de la France

Pour votre bonne information, vous trouverez  les copies : de la plainte, des courriers d'accompagnement de nos actes et des 2 mémoires de pièces que nous avons été amenés à communiquer au Parquet de Nice, depuis le 9 février 2012.
Le dernier mémoire date du 15 mars 2012 et la dernière lettre RAR adressée au Parquet de Nice, date du 20 mars 2012.
Ces documents sont au format PDF et vous pourrez aisément les télécharger dans votre ordinateur pour en prendre connaissance et en conserver les traces officielles.
Afin de permettre à celles et ceux qui souhaitent participer à cette action salvatrice pour la France, en saisissant le Parquet de leur ville ou de leur juridiction, d’une plainte. Ils trouveront dans les pièces ci-dessous, un modèle de plainte à laquelle ils pourront joindre les copies de tous nos actes et des deux mémoires de pièces ainsi que les pièces annexes qui constitueront un précédent judiciaire.
Ces documents sont au format PDF et vous pourrez aisément les télécharger dans votre ordinateur pour en conserver les traces officielles et les imprimer. 

Pour celles et ceux qui souhaitent participer à cette action salvatrice pour la France, en saisissant le Parquet de leur ville ou de leur juridiction.Ils trouveront un modèle de plainte à laquelle ils pourront joindre les copies de tous nos actes et des deux mémoires de pièces ainsi que les pièces annexes qui constitueront un précédent judiciaire.
Les actes et pièces à télécharger ci-dessous :

MODELE DE PLAINTE A TELECHARGER POUR CEUX QUI SOUHAITENT SAISIR LE PARQUET DE LEUR VILLE OU DE LEUR JURIDICTION
Modèle de Plainte - Election illégale de Sarkozy.doc


Vous pourrez joindre à votre plainte les pièces suivantes :
LES ACTES
Plainte Parquet de Nice du 9 février 2012 - Election illégale de Sarkozy.pdf
Lettre RAR Parquet de Nice du 14-02-2011 - demande de jonctions des instances.pdf
Election illégale de Sarkozy - Mémoire de Pièces du 16 février 2012- Lois et preuves.pdf
Lettre d'accompagnement du mémoire du 16 février 2012.pdf
Complément au mémoire du 16 février 2012 - du 15 mars 2012.pdf
Lettre d'accompagnement du 2ème mémoire du 15 mars 2012.pdf
Lettre RAR du 20 mars 2012 - Complicité et récidive du Conseil Constitutionnel.pdf

LES PIECES COMPLEMENTAIRES

Nicolas SARKOZY inconnu des Mairies de Paris.pdf
DECLARATIONS MENSONGERES ET FAUX EN ECRITURES PUBLIQUES DE NICOLAS SARKOZY et DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL - PUBLICATIONS AU JOURNAL OFFICIEL
Déclaration patrimoniale de Nicolas SARKOZY du 17 mars 2007.pdf
Proclamation du Conseil Constitutionnel de l'élection de Sarkozy du 11 mai 2007.pdf
Modification de la Constitution - Traité de Lisbonne.pdf
Extrait de la Publication au JO du Traité de Lisbonne sous Sarkozy le 2 décembre 2009.pdf

MEMENTO DES CANDIDATS AUX ELECTIONS LEGISLATIVES, CANTONALES ET SENATORIALES- Mémentos fournis par le Conseil Constitutionnel qui autorise les candidats et leurs remplaçants à se présenter aux élections sous un nom d'usage.
Extrait du mémento élections législatives de 2007.pdf
Extrait mémento des candidats - Elections cantonales mars 2011.pdf
Extrait mémento des candidats - Elections sénatoriales 25 septembre 2011.pdf


Nous vous demandons de prendre attentivement connaissance de nos actes et notamment de nos deux mémoires qui nous ont demandé un travail considérable en recherches et en mise en forme.

De nombreuses images parsèment les mémoires afin que les magistrats qui seront saisis de ces affaires dans différentes juridictions, ne puissent pas ignorer ces pièces qui nous semblent capitales pour étayer notre plainte et les vôtres.

Cette affaire devant être connue du public avant les prochaines élections présidentielles. Nous vous remercions de largement diffuser ce communiqué autour de vous, afin que ceux et celles qui souhaitent déposer plainte puissent le faire avant les prochaines élections présidentielles, les mémoires de pièces étant très volumineux et devant être imprimés et reliés pour une bonne cohésion de l'ensemble.
Pour ceux et celles qui souhaitent s'informer sur la véracité de nos différentes saisines du Parquet de Nice depuis le 9 février 2012.
Nous vous communiquons le numéro de téléphone du Parquet, afin qu'ils puissent prendre leurs renseignements auprès de Monsieur le Procureur de la République de Nice au numéro suivant : 04 92 17 72 01.
Nous vous remercions par avance pour votre attention et pour votre entière participation à ce combat qui vise, comme l'aurez compris, à libérer la France des corrompus qui nous gouvernent et qui nous ruinent depuis trop longtemps.
Bonne lecture et à bientôt.
Bien cordialement.
Mirella CARBONATTO

lundi 19 mars 2012

Les 500 signatures, une affaire de chiffres...

En 2007, les chiffres ont été ceux-ci :
  • Nombre d'élus habilités à présenter un candidat : 47462.
  • Nombre de présentations reçues : 16960
  • Taux de participation : 35,6 %
  • Taux d'abstention : 64,4 %
Nom du candidat :
Nombre demandés :
Nombre apportés :
Nicolas Sarkozy.
500

François Hollande.

5000
François Bayrou.
500

Jean-Luc Mélenchon.

1100
Eva Joly.

639
Marine Le Pen.
500

Nathalie Artaud.
500

Philippe Poutou.

572
Jacques Cheminade.

538
Nicolas Dupont-Aignan.

708
Le nombre total de parrainages connus s'élève au minimum de : 10557.
Pour les recalés connus :
Nom du candidat :
Nombre de parrainages reçus :
Carl Lang.
447
Jean-Michel Gouvernatori.
433
Corine Lepage.
475
Patrick Lozes.
400
Hervé Morin.
280
Maxime Verner.
358
Christine Boutin.
300
Le nombre total des parrainages obtenus par les candidats « recalés » est de : 2693.
La somme totale des parrainages obtenus est de : 13250
  • Il ne s'agit que d'une estimation étant donné que tous les candidats n'ont pas communiqué leurs chiffres.
  • On gardera à l'esprit le fait que Nicolas Sarkozy et François Bayrou ont très certainement obtenu plus de 500 signatures.
Le Conseil Constitutionnel a rendu publique la liste officielle des candidats à l'élection présidentielle.
  • Le nombre des parrainages reçus est le suivant : 15047.
  • C'est moins qu'en 2007. La différence est de : 1913
Pour ce qui concerne les micro-candidats :
  • Nombre de candidatures alternatives : 33
  • Sachant qu'ils doivent se partager les miettes, ça fait, par candidat : 54 parrainages.
Je crains fort que vues les circonstances, ils n'aient dû se contenter de quelques-uns voire aucuns.
Et il paraît que la France est une république et qu'elle est démocratique...

vendredi 9 mars 2012

Les Micro-Candidats des Présidentielles de 2012.

Je vais demander à mes lecteurs, s'il en reste, de se livrer à une petite expérience. Tentez de trouver la liste complète des candidats à l'élection présidentielle et, tout particulièrement, ceux qui étaient désignés par "petits candidats" et qui sont désormais relégués au rang de "micro-candidats", un rang très en dessous de tout. Vos recherches vous guideront sur des sites pourtant sérieux (tel celui du journal Libération) qui n'évoquent plus guère que des candidatures fantaisistes, preuves à l'appui:

"Et voici les microcandidats... par liberation.

On trouve un type sur une plage avec une bimbo, un objecteur tout nu sur son vélo, un ultadroitier, une femme voilée et un jeune à la cool. Et ils sont prétendants à l'Elysée, comme les autres. Zapping des candidats du off pour 2012."

Bien évidemment, le texte ne cite aucun nom et ne donne pas de références. Mieux encore, une vidéo supposée résumer la liste de ces candidatures que je préfère qualifier "d'alternatives" peut être consultée en ligne et transforme le tout en un joyeux numéro de cirque.

Heureusement, il y a quand même des lecteurs qui réagissent. En voici un exemple:

"Aujourd'hui petits, peut-être grands demain! Il n'y a qu'en persistant à argumenter que l'on peut se faire entendre. A condition, bien entendu d'être relayés par les médias, un petit candidat n'a pas beaucoup de chances de toucher beaucoup de gens. En cela, la démocratie n'est pas beaucoup respectée puisqu'on préfère parler de ceux qui sont archi connus plûtot que de faire découvrir de nouvelles idées véhiculées par de nouveaux candidats. A ce rythme-là, la politique risque de se nécroser à répéter sans cesse les mêmes "solutions" qui n'ont toujours pas marché."

Je vous livre donc cette fameuse liste des candidats alternatifs avec les liens vers leurs sites respectifs pour que vous puissiez vous faire une idée plus juste.

Alévêque Christophe, Humoriste, candidat "Super Rebelle".

Amanrich François, Mouvement clérocratique de France.

Asselineau François, Union Populaire Républicaine.

Bachaud Yvan, Rassemblement pour l'initiative citoyenne.

Baud Robert, Ensemble pour 2012-2017.

Bernier Jean, Chirurgien, ex Parti radical valoisien.

Beyala Callixthe, Romancière, président du Mouvement des Africains français.

Bontaz Yves, Retraité, ancien industriel.

Borgia Gérard, Retraité.

Borie Jacques, Europe et Liberté.

Bourdouleix Gilles, Centre National des Indépendants.

Bourson Patrick, Ensemble, redressons la France.

Callet Alexandre, Président de France Unité, restaurateur.

Camus Renaud, Ecrivain, Président du parti de l'In-nocence.

Cantona Eric, Acteur, ancien footballeur

Carlier Andy, Mouvement des jours meilleurs

Cheminade Jacques, Président du Parti Solidarité et Progrès.

Chihabiddine Abou, Rasta Président.

Couasnon Hervé, Conducteur de bus et poète.

De Villenoisy Patrick, Alliance Royale.

Delanoë Gaspard, Parti faire un tour.

Dequéant Pascal, Royauté Républicaine Française.

Drider Kenza, Contre l'interdiction du port du voile intégral.

Duboc Jean-Charles, Parti de la mer.

Gautier Gérard, Blanc c'est exprimé.

Goldberg Brigitte, Avenir 2012.

Governatori Jean-Jacques, Président du Parti Républicain Chrétien.

Guéna Christopher, Président de Société Nouvelle, étudiant en droit.

Guyot Stéphane, Parti du vote blanc.

Izraël Victor, Cancérologue, Parti contre le cancer.

Lang Carl, Parti de la France.

Leclercq Philippe, Président de l'association CosmAgora, usagers du crédit.

Lee Cindy, Parti du plaisir.

Lenne Laurent, Pasteur, ancien candidat de Secret Story

Léoni Paul, Senior Rebelle.

Lozès Patrick, Ancien président du CRAN.

Miguet Nicolas, Rassemblement des contribuables français

Mourguy Alain, Union des gens de bon sens.

Une dernière recommandation: renseignez-vous avant d'aller voter. Et ne vous faites pas avoir par les sirènes des Sarkozy, Hollande et consort...

vendredi 25 novembre 2011

Vous serrer la ceinture...

 « La réforme fiscale, c'est quand vous promettez de réduire les impôts sur les choses qui étaient taxées depuis longtemps et que vous en créez de nouveaux sur celles qui ne l'étaient pas encore. » (Edgar Faure)
Tandis que certains responsables (dans tous les sens du terme) se remplissent les poches,
on vous déclare qu'il faudra se serrer la ceinture ! Mais jugez donc par vous-mêmes !
 Fillon a promis « l'un des budgets les plus rigoureux depuis 1945 ». Il faut faire la part de la vantardise électoraliste dans cette déclaration, mais les mesures d'austérité qui viennent d'être annoncées s'ajoutent à toutes celles déjà en cours. Relèvement du taux de la TVA de 5,5 % à 7 %. Même si Fillon jure que cela ne concerne pas les produits de première nécessité, c'est une baisse du pouvoir d'achat. Gel de la revalorisation des prestations sociales. Dépenses d'assurance maladie freinées. Mise en place avancée de l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans. Toutes ces mesures visent à vider encore plus les poches des classes populaires pour rétablir l'équilibre du budget de l'État, mis à mal par les cadeaux faits aux banquiers et aux groupes capitalistes.
Tout le monde sait que ce n'est pas fini. Si l'approche des élections modère un peu leur ardeur à nous faire les poches, ils le font quand même et ils le feront bien plus encore après les élections.
Car ils peuvent faire pire. Regardons ce qui se passe en Grèce. Ils prétendent que, si l'euro est en crise, c'est que les Grecs vivaient au-dessus de leurs moyens ! C'est certainement vrai pour quelques milliardaires de ce pays et pour des dignitaires qui arrondissent leurs fins de mois par la corruption. Mais c'est un mensonge grossier pour tous ceux qui vivent de leur travail.
Et pourtant, c'est sur leur dos que les dirigeants grecs et, derrière eux, leurs donneurs d'ordres Sarkozy et Merkel veulent réaliser des économies, pour dégager les sommes à rembourser aux banques qui ont prêté à l'État grec en pratiquant des intérêts usuraires. En quelques mois, les salaires ont été baissés de 20 % au bas mot, les retraites amputées, des milliers d'agents de l'État ont vu leur emploi supprimé, pendant que tout ce qui pouvait être considéré comme rentable dans les services publics était vendu à l'encan.
Tout le monde dit que l'Italie est déjà sur le même chemin que la Grèce. Demain, ce sera le tour de la France.
Alors, ne nous faisons pas d'illusions : ils continueront et aggraveront les coups contre les classes populaires. Ils commencent déjà à nous dire ce qu'ils répètent à propos de la Grèce : « Nous vivons au-dessus de nos moyens. »
Vivent-ils au-dessus de leurs moyens, les travailleurs payés au smic, les retraités à 600 euros par mois, ceux que les grandes entreprises ont jetés à la porte et qui ont de moins en moins de chances de sortir du chômage ?
Derrière les mensonges et la propagande, la classe capitaliste aggrave sa guerre de classe contre le monde du travail.
Malgré leurs rencontres de plus en plus fréquentes, les chefs d'État réunis dans de grands cirques médiatiques sont totalement incapables de maîtriser la crise financière. Ils se contentent de répéter qu'il faut « donner des gages aux marchés financiers ». Mais ces marchés financiers, c'est une douzaine de grandes banques qui spéculent avec l'argent des grands groupes capitalistes. De ces grands groupes capitalistes qui croulent sous les profits, qu'ils n'investissent pas dans l'activité productive, dans la création d'emplois, et préfèrent mettre leurs réserves à la disposition des banques, car les opérations financières rapportent plus que la production.
Même pour accroître leurs profits par l'exploitation, il faudrait que les capitalistes augmentent le nombre des exploités, et donc qu'ils embauchent. Ils ne le font pas. C'est de plus en plus l'État qui est mis à contribution pour compléter leurs profits.
Voilà pourquoi l'État prélève de plus en plus d'argent sur les salariés et, plus généralement, sur toutes les classes laborieuses.
 Voici le détail des mesures annoncées :
- Retraites: l'âge légal de départ à 62 ans avancé d'un an, à 2017
- TVA: taux réduit de 5,5% relevé à 7% pour les produits et les services sauf sur les produits de première nécessité. Il s'agit d'aligner le taux sur le taux allemand, a précisé François Fillon.
- 500 millions d'euros d'économies supplémentaires sur les dépenses de l'Etat en 2012 ce qui porte l'effort à 1,5 milliard d'économies supplémentaires par rapport au projet de budget initial.
- Nouvelle réduction des niches fiscales pour 2,6 milliards d'économies. Celles-ci incluent notamment la suppression du dispositif Scellier.
- Les salaire des ministres, membres du gouvernement et du président de la République sera gelé jusqu’à retour équilibre finances publiques. (gelé, pas réduit ! La bonne blague!)
- Limitation du remboursement par l'Etat des dépenses de campagne électorale avec plafond réduit à 5%.
- Majoration de 5% de l'impôt sur les sociétés pour les grands groupes dont le chiffre
d'affaires dépasse 250 M d'euros.
- Assurance maladie: progression des dépenses ramenée à 2,5% en 2012 au lieu de 2,8% initialement prévus.
- La revalorisation des prestations sociales gelée à 1%. Elle était auparavant indexée sur l'inflation. La revalorisation des minimas sociaux et des pensions de retraites, RSA, AAH, ASS et du minimum vieillesse resteront indexés sur l’inflation.
 "Le mot de faillite n'est plus un mot abstrait", a averti le Premier ministre qui l'avait déjà employé en 2007, s'attirant à l'époque les foudres de l'Elysée.
Il est urgent de "sortir de la spirale dangereuse" de "la stagnation, de l'endettement et de la sous-compétitivité" même au prix de "sacrifices", a-t-il fait valoir.
Etalé sur quatre ans, l'effort supplémentaire prévu par ce deuxième plan de rigueur en moins de trois mois représentera 7 milliards d'euros dès 2012.
Il doit permettre à la France d'épargner près de 65 milliards d'euros de dette supplémentaire d'ici à 2016. Pour "arriver à zéro déficit" dans ce délai, "il faudra économiser un peu plus de 100 milliards d'euros", selon le Premier ministre.
Fait rarissime, le budget de l'an prochain est ainsi profondément remanié avant même d'avoir été adopté par le Parlement.
L'objectif de l'exécutif est constant: ramener le déficit public à 4,5% du PIB en 2012, avec une prévision de croissance revue drastiquement à la baisse à 1% contre 1,75% auparavant. Il en va, a répété M. Fillon, de la sauvegarde du précieux "triple A" de la France, placé sous surveillance par l'agence de notation américaine Moody's.
Le gouvernement, a-t-il dit, a retenu trois principes: une programmation pluriannuelle, "ne pas casser les moteurs de la reprise économique" et un dispositif qui se veut "équitable".
"Incohérent, injuste et inconséquent", a répliqué sur France 2 François Hollande, le candidat PS à la présidentielle. C'est un "constat d'échec que le Premier ministre, au nom du président de la République, a dressé", a-t-il dit.
Proche de M. Hollande, le président PS de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Jérôme Cahuzac, a déjà pronostiqué un troisième plan cet hiver. Une hypothèse écartée par Valérie Pécresse (Budget), l'Etat disposant, selon elle, de 6 milliards d'euros de crédits mis en réserve en cas "d'accident de croissance".
Parmi les mesures phare du plan figure une hausse ciblée du taux réduit de la TVA porté de 5,5% à 7%, comme en Allemagne, à l'exclusion de l'alimentation, de l'énergie et des services aux handicapés. Cette mesure concernera la restauration et le bâtiment, notamment.
Sur ce point, le gouvernement effectue une volte-face complète: le 20 octobre dernier, M. Fillon affirmait que relever ce taux serait un "contre-sens économique", en raison des conséquences sur l'emploi.
Les organisations professionnelles ont immédiatement répliqué: les engagements sur l'emploi, les prix et les salaires pris en échange du taux réduit sont "caducs", ont averti les restaurateurs.
Leurs critiques ne sont pas "crédibles", a répliqué M. Fillon dans le 20 heures de TF1.
 L'application de la réforme qui relevait en 2010 à 62 ans l'âge légal de départ à la retraite sera avancée de 2018 à 2017.
Autre mesure touchant le plus grand nombre: la revalorisation de la plupart des prestations sociales sera gelée à 1% pour 2012, indexée non plus sur l'inflation mais sur la croissance attendue.
Une majoration temporaire de 5% de l'impôt sur les sociétés frappera en 2012 et 2013 celles dont le chiffre d'affaires dépasse 250 millions d'euros.
Les niches fiscales seront de nouveau rabotées, de 2,6 milliards d'euros d'ici à 2016, avec la suppression anticipée du dispositif Scellier de réduction d'impôt pour les investisseurs dans l'immobilier.
Quelques mesures ont une portée symbolique, comme le gel du salaire du chef de l'Etat et des ministres ou l'appel aux dirigeants des grandes entreprises, en particulier du CAC 40, à faire de même.
"Je ne sais pas s'il faut en rire ou en pleurer", a commenté M. Hollande, rappelant que "le président de la République s'était augmenté de 170% au début du quinquennat".
Il a promis une baisse de 30% de son salaire de président et de celui de ses ministres s'il était élu en mai 2012.
 Au total, les dépenses de l'Etat seront réduites de 500 millions d'euros supplémentaires en 2012, portant cet effort d'économie à 1,5 milliard de plus par rapport à 2011.
Au centre, François Bayrou (MoDem) a dénoncé "un manque de justice" et appelé à un "plan d'ensemble".
La CGT veut une riposte intersyndicale. "Le gouvernement est dans la main des marchés" et cette "logique d'austérité est une logique suicidaire", a dénoncé Jean-Claude Mailly (FO).
Verdict du Crédit suisse: ces annonces confirment "la volonté du gouvernement" de réduire les déficits publics mais ne devraient "aucunement atténuer les préoccupations de certains des acteurs du marché sur la note AAA du pays".
 Pour le premier ministre, le nouveau plan de rigueur annoncé lundi pour réduire le déficit est «juste et nécessaire». Tour d'horizon des mesures qui doivent rapporter 65 milliards d'ici 2016.
«Nous voulons protéger les Français contre les graves problèmes auxquels font face d'autres pays européens». En présentant ses mesures supplémentaires d'austérité, le premier ministre François Fillon a replacé la France dans le contexte de panique financière qui frappe la zone euro. «Le mot faillite n'est plus un mot abstrait», a-t-il martelé, rappelant entre les lignes qu'il avait lui-même utilisé cette expression taboue dès 2007.
Les Français devront se résoudre à faire «quelques sacrifices», a prévenu le premier ministre, «afin de ne pas avoir à mener un jour une politique imposée par d'autres». Sans les nommer, le premier ministre pointe ici du doigt le danger que représenterait la pression exercée par des agences de notation menaçant d'abaisser la note AAA de la France.
«Plus de solidarité entre la France et l'Allemagne»
Sur TF1, lundi soir, le premier ministre a défendu l'effort supplémentaire consenti par la France. «Il n'y a pas beaucoup de gouvernements qui, à quelques mois des élections, auraient le courage de prendre de telles mesures», a-t-il déclaré. Et d'ajouter : «Ces efforts sont nécessaires».
Le premier ministre s'est dit «convaincu que son plan va rassurer les investisseurs sur les capacités de la France. Nous ne sommes pas obsédés par les agences de notation». Pour cela, François Fillon souhaite plus de coopération notamment entre la France et l'Allemagne.
L'effort supplémentaire représente 18,6 milliards d'euros sur les deux prochaines années, dont 7 milliards d'euros en 2012 et 11,6 milliards en 2013. D'ici à 2016, ce sont 65 milliards d'euros supplémentaires qui seront économisés, a annoncé le premier ministre, afin d'arriver à un déficit zéro à cette date. Le premier ministre a également rappelé que le gouvernerment table sur une croissance de 1% en 2012.
 François Fillon dévoile lundi un nouveau plan de rigueur pour garder la France dans les clous de ses engagements financiers internationaux avec des mesures choc à cinq mois de la présidentielle.
Le nouveau plan d'austérité dévoilé lundi prévoit notamment d'avancer l'application du passage de l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans, de resserrer la progression des dépenses de l'assurance maladie et de geler la revalorisation de certaines prestations sociales à 1%.
 "Nous proposons d'avancer d'un an le passage de l'âge légal à 62 ans, en fixant la cible à 2017 au lieu de 2018", a expliqué le Premier ministre au cours d'une conférence de presse, précisant que cette mesure allait "se traduire par quelques mois d'activité supplémentaire pour les générations nées entre 1952 et 1956".
"Cette accélération va conforter la réforme de 2010 et permettra de diminuer de plus de 4,4 milliards d'euros les déficits cumulés des régimes de retraite entre 2012 et 2016", a précisé M. Fillon.
Il a également indiqué qu'en matière de maîtrise des dépenses de santé, un "effort supplémentaire de 700 millions d'euros" serait accompli.
Dans cet objectif, le gouvernement a "décidé de ramener l'Ondam, c'est à dire la progression des dépenses de l'assurance maladie, à 2,5% à partir 2012 au lieu des 2,8% qui avaient été initialement fixés", a déclaré M. Fillon. L'Ondam est fixé chaque année dans la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) et se présente sous la forme d'un taux d'évolution des dépenses à respecter. Cet objectif a été atteint en 2010 pour la première fois depuis 1997, a souligné François Fillon.
Selon le projet initial du budget de la Sécu, avec une progression de 2,8%, l'enveloppe globale de l'Ondam s'élevait à 171,8 milliards d'euros.
Dans le cadre de son plan d'austérité, le Premier ministre a également annoncé que la revalorisation des prestations sociales hors minimas sociaux et revenus de remplacement serait gelée à 1% pour 2012-2013, soit le niveau de la croissance espérée par le gouvernement.
"En matière de prestations sociales nous proposons à titre exceptionnel pour 2012 de revoir les règles d'indexation en les calant sur la croissance avec une indexation forfaitaire de 1%", "le niveau de la croissance prévisionnelle", a déclaré M. Fillon, tout en ajoutant que "les minimas sociaux et les prestations qui constituent des revenus de remplacement ne sont pas concernés par cette mesure".

samedi 12 novembre 2011

La crise...

« Les finances publiques doivent être saines, le budjet doit être équilibré, la dette publique doit être réduite, l'arrogance de l'administration doit être combattue et contrôlée et l'aide publique aux pays étrangers doit être diminuée de peur que Rome ne tombe en faillite, et la population doit apprendre à travailler au lieu de vivre de l'aide publique. »
Marcus Tullius Cicero, écrivain, orateur et homme d’État romain (106-43 av. J.-C.)
Qu'est-ce que la crise ?
  1. Une crise économique est une dégradation brutale de la situation économique d'un pays ou d'une zone économique, conséquence d'un décalage entre la production et la consommation. Elle se traduit par une forte augmentation du chômage, par une baisse du PIB (Produit Intérieur Brut), un accroissement du nombre de faillites, une baisse du pouvoir d'achat…
    La crise économique la plus grave de l'histoire moderne, au niveau mondial, a été celle de 1929.
    Une récession est une forme légère de crise économique, tandis que la dépression en est une forme plus profonde.
  2. Une crise politique est un moment important, grave et parfois décisif dans la vie d'une institution. Elle reflète l'inadéquation manifeste entre l'organisation d'une institution politique ou publique et la réalité. Exemple : crise ministérielle lors de la chute d'un gouvernement, jusqu'à la constitution d'un nouveau cabinet.
    Une crise peut provoquer des manifestations, des grèves, des mouvements sociaux, des émeutes voire une révolte ou une révolution.
    On distingue la crise institutionnelle pouvant déboucher sur une nouvelle forme de régime politique avec changement de Constitution, de la crise de régime pouvant provoquer une alternance de gouvernement.
Qu'est-ce que la récession ?
En économie, une récession est une période de diminution passagère de l'activité économique. La définition est variable d'un pays à l'autre. Pour certains, comme aux États-Unis, elle est définie comme une période d'au moins deux trimestres consécutifs avec une baisse du PIB (Produit intérieur brut). Dans d'autres pays, on parle de récession dès qu'il y a un ralentissement de la croissance c'est-à-dire une baisse des taux de croissance, même s'ils restent positifs.
Une récession est globale lorsqu'elle touche à la fois la production industrielle, le commerce à travers les échanges internationaux, l'emploi, le niveau des revenus ainsi que la consommation des ménages.
La récession est l'une des phases du cycle économique dans le système capitaliste : expansion, crise, récession, reprise.
La récession se distingue de la dépression où la diminution du PIB est durable et où l'activité économique ne se redresse pas naturellement.
En France, les trois dernières récessions ont eu lieu en 1974, 1993 et 2008.
Qu'est-ce qu'une dépression ?
En économie, on appelle dépression une forme grave de crise qui se caractérise par un ralentissement important et durable de l'activité économique : production, investissement, consommation.
La dépression est associée à une baisse des prix et à une forte augmentation du chômage. La sortie de la dépression économique nécessite une intervention importante des États.
La dépression se distingue ainsi de la récession qui est une crise passagère.
Lorsqu'elle est considérée comme l'une des phases d'un cycle économique, elle ne remet pas nécessairement en cause le système économique lui-même.
Exemple : la Grande dépression des années 1930, qui a affecté tous les pays occidentaux, et plus particulièrement les États-Unis.
Crise du capitalisme : se réapproprier la politique.
La crise financière de 2008, commencée avec celle des "subprimes" en 2007, est une nouvelle crise du capitalisme telle que l'on en connaît cycliquement depuis le XIXe siècle. L'ultralibéralisme mis en place sous les régimes Thatcher et Reagan dans les années 1980, ne pouvait qu'accélérer le phénomène.
La voracité et l'obsession du gain du capitalisme financier gonflé comme une baudruche à force de spéculation pour toujours plus de profits, viennent de provoquer explosion en plein vol de celui-ci. Alors que les patrons des banques sautent avec leur parachute doré, le "marché " n'a pu que se raccrocher aux parachutes des Etats, autrefois dédaignés car considérés comme empêcheurs de gagner en rond. Le véritable slogan se révèle être : "individualisation des gains, mutualisation des pertes".
Pour avoir comme valeur fondamentale et comme but dans l'existence la possession de toujours plus de richesses, quitte à appauvrir des millions de personnes, l'ultralibéralisme vient de mener le monde au bord du gouffre. La crise est là et elle sera dure, aussi profonde que les tours du capitalisme financier sont hautes.
Désormais, plus rien ne pourra être comme avant. Nous allons entrer dans un autre monde sans que personne ne puisse savoir exactement de quoi il sera fait. En effet, c'est lors des crises qu'interviennent les grands changements. Contrairement à l'idée communément admise, l'histoire humaine n'est pas un long fleuve tranquille. Elle est cycliquement soumise à de grands et profonds bouleversements que ce soit au niveau des idées ou de l'organisation sociale. La relative stabilité des soixante dernières années a eu tendance à nous le faire oublier.
Nous sommes sans doute face à l'une de ces ruptures qui changent le sens de l'histoire, pour du meilleur ou pour du pire. Nous avons une chance unique de pouvoir agir pour éviter le scénario qui se profile, à savoir le capitalisme d’État, solution de rafistolage et transitoire qui remettra tôt au tard sur les rails un libéralisme débridé.
Ne laissons plus à la seule fausse gauche, celle qui a déjà montré son allégeance au système en place, le soin de défendre nos intérêts. Il est temps que les citoyens se réapproprient le domaine de la politique pour définir et promouvoir un autre modèle d'organisation de la société, rétribuant mieux le travail, fondé sur la liberté, la créativité, l'égalité des chances, la solidarité, la proximité, l'éducation…. Bref, un modèle fondé non plus sur l'« avoir », c'est-à-dire la possession, mais sur l'« être ».
(Sources : Pierre Tourev, 18/10/2008 – toupie.org)
Qu'est-ce que le capitalisme ?
Le capitalisme est le régime économique et juridique d'une société dans laquelle les moyens de production n'appartiennent pas à ceux qui les mettent en œuvre.
Le capitalisme est fondé sur :
  • l'entreprise privée (il peut exister un capitalisme d’État) ;
  • la liberté des échanges ;
  • le pouvoir des actionnaires ;
  • la recherche de profit considéré comme une contrepartie au risque encouru ;
  • l'accumulation du capital.
Dans la pratique chacune de ces caractéristiques peut être plus ou moins accentuée, donnant à la notion de capitalisme une grande diversité des formes.
Le capitalisme moderne, qui se caractérise par un partage du capital de l'entreprise entre plusieurs, voire une multitude, de propriétaires, les actionnaires, recherche davantage de sécurité et une certaine puissance visant à influencer les décisions politiques. Le profit réalisé par l'entreprise a tendance à se répartir davantage entre l’État et l'entreprise elle-même (autofinancement qui accroît néanmoins sa valeur) au détriment de la distribution de plus-values immédiates (les dividendes) aux actionnaires.
Pour le marxisme, le capitalisme est un système politique, économique et social dont le principe fondamental est la recherche systématique de plus-values obtenues grâce à l'exploitation des travailleurs par les propriétaires des moyens de production et de distribution. Leur but est de transformer la plus grande partie possible de ces plus-values en capital supplémentaire qui engendrera à son tour davantage de plus-values.
Le mot "capitalisme" a acquis avec la critique marxiste une connotation péjorative ; aussi, ses défenseurs parlent plutôt de "libre entreprise" ou de "libéralisme".
Pour le capitalisme, tout tend à devenir marchandise et en premier lieu l'homme, (la santé, le sang, les organes, la procréation...), l'éducation, la connaissance, la recherche scientifique, les œuvres artistiques...
Qu'est-ce que le libéralisme ?
Historiquement, le libéralisme est une doctrine politique, apparue au XIXe siècle, qui réclamait la liberté politique, religieuse, économique, etc., dans l'esprit des principes de 1789. L'anglais John Locke (1632-1704), qui a fait de l'individu et de ses droits inaliénables (liberté, propriété...) le centre et l'origine des relations sociales, en fut l'un des précurseurs
En matière politique, le libéralisme est, de nos jours, une attitude qui défend la démocratie politique et les libertés individuelles. (opposé : totalitarisme).
En matière économique, le libéralisme est une doctrine qui défend la libre entreprise et la liberté du marché. Le principe fondamental du libéralisme est qu'il existe un ordre naturel qui tend à conduire le système économique vers l'équilibre. La loi de l'offre et de la demande, par exemple, conduit à l'équilibre entre la production et la consommation sous réserve de liberté des marchés et de libre concurrence, seules censées garantir l'ajustement optimum des ressources disponibles (offre) à la demande. S'il peut agir librement, l'homme en tant que premier agent économique peut atteindre cet ordre naturel. Les intérêts de l'individu et de la société sont alors convergents.
Le libéralisme économique s'oppose au contrôle par l’État des moyens de production et à l'intervention de celui-ci dans l'économie, si ce n'est pour coordonner les entreprises ou garantir un marché équitable (opposé : étatisme, dirigisme, socialisme, communisme).
Critiques faites au libéralisme.
Le projet global du libéralisme, mis en œuvre à partir des années 80, consiste à transformer la société pour qu'elle réponde pleinement aux exigences du capitalisme :
  • libre circulation des capitaux,
  • mise en concurrence des travailleurs et nivellement par le bas des salaires et droits sociaux,
  • suppression de services publics,
  • suprématie absolue de l'économie.
Le libéralisme est devenu le fondement des grandes instances mondiales, comme l'OMC ou le FMI qui par leur supra-nationalité échappe à toute légitimité démocratique. Il est le seul modèle enseigné dans les grandes écoles où aucune autre vision n'est étudiée. Il est la seule logique des grandes entreprises et du capitalisme et tend à devenir la seule référence des gouvernements, de droite comme de gauche.
Présenté comme loi naturelle, le libéralisme devient alors intouchable, ce qui lui permet d'échapper aux aléas électoraux du jeu démocratique.
Crise financière mondiale et citations exemplaires.
Qui aurait cru que l’auteur de la Constitution américaine ait été à ce point visionnaire sur l’origine de la crise financière actuelle qui est partie des États-Unis. La citation qui suit devrait peut-être devenir une source d’inspiration pour la rédaction d’un nouvel amendement de la constitution américaine.
« Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis ».
(Extrait d’un discours de Thomas Jefferson de 1802)
Thomas Jefferson a été en 1776 le rédacteur de la Déclaration d’Indépendance des États-Unis, secrétaire d’État de Georges Washington, 3ème Président des États-Unis). Jefferson fut aussi ambassadeur des États-Unis en France avec qui il négocia des traités commerciaux. A son retour aux États-Unis, en 1790, il devient secrétaire d’État de Georges Washington, le premier Président des États-Unis. Il devint Président des États-Unis en 1800.
Profit, précarité, endettement, crise : l'infernal engrenage.
En une trentaine d'années, le capitalisme est parvenu à affaiblir le prolétariat et le syndicalisme, à un point tel qu'il ne rencontre plus aucune résistance. Il a ainsi pu fixer les règles du jeu : toujours plus de profit, en s'appuyant sur les écarts de coûts de main d'œuvre entre les pays. Pour enjoliver la réalité, de nouveaux mots ont été mis en avant : le libéralisme qui a une connotation plus positive que le capitalisme ou encore la mondialisation dont le volet le plus sombre est la mise en concurrence déloyale des salariés pour casser 150 ans d'acquis sociaux.
Ayant les mains libres, les capitalistes, car il faut bien appeler un chat un chat, n'ont eu pour seul objectif que d'accroître leurs profits. 10%, 15%, 20% de bénéfice par an, tels sont les rendements recherchés. C'est là que le cercle vicieux s'enclenche. Ainsi, en l'absence de résistance de la part des salariés, le capitalisme a pu faire pression sur les charges de personnel au point de faire baisser de 12% (voir note en fin de paragraphe) en vingt ans la part des salaires et cotisations dans le PIB (Produit Intérieur Brut).
Outre le développement du chômage, de la précarité et des travailleurs pauvres, cela conduit mécaniquement à un déséquilibre entre les revenus disponibles au sein des ménages et ce que les entreprises souhaitent produire et vendre pour garantir aux actionnaires les bénéfices attendus.
  • Et si les ménages disposent de revenus insuffisants pour consommer ?
  • Qu'à cela ne tienne ! Ils peuvent emprunter !
Ainsi, le manque de revenus des ménages est compensé par leur endettement. Mais, outre les intérêts à payer aux banques, ces dettes devront être remboursées, réduisant d'autant les revenus disponibles dans le futur. D'où une incitation à s'endetter toujours plus afin de garantir le niveau de consommation requis pour faire tourner la machine à accumuler le capital.
Mais l'endettement des ménages a une limite que la crise des "subprimes" a brutalement rappelée. Un tel système ne peut que s'effondrer, d'abord financièrement à cause des dettes "pourries", puis économiquement. En effet, les ménages insolvables ou précarisés ne pourront plus consommer suffisamment, tarissant de la sorte le carburant à l'économie.
On voit donc comment le capitalisme, par la recherche du profit à tout prix et à court terme est en train de scier la branche qui le supporte. Il est le seul responsable des crises cycliques qu'il génère et de l'accroissement de la misère.
(note) Pour la France. Source : 19e édition du rapport "L’emploi en Europe" publié par la Commission européenne, fin novembre 2007
(Source : Pierre Tourev, 08/11/2008 – toupie.org)
Crise : le pire est devant nous si...
"Le marché ne se trompe pas."
"La main invisible qui le guide indique toujours la bonne direction."
Le credo des gourous de l'économie ultralibérale a conduit l'économie dans le mur, pour ne pas dire au fond du gouffre. Et la main invisible, c'est "dans la figure" qu'elle leur est revenue, comme le relève fort justement le Canard Enchaîné du 4 février 2009.
Il n'est bien sûr pas question pour eux de remettre en cause le fondement du système capitaliste. Tout au mieux, il faut "éviter les erreurs à ne plus faire", "avoir une meilleure régulation". Mais ils ne font aucune analyse critique des fondements mêmes du capitalisme caractérisé par l'accumulation sans limite des richesses, et donc du pouvoir, entre les mains d'une extrême minorité dont le seul but est de s'enrichir toujours plus au détriment de l'immense majorité, pour ne pas risquer de diluer leur pouvoir.
Nicolas Sarkozy, quant à lui, ne fait que proposer de changer la tapisserie, et croit régler la crise par un coup d'éclat médiatique en demandant aux banquiers en difficulté de renoncer à leur bonus. Comme si priver d'argent de poche ces boucs émissaires (même s'il est vrai qu'ils ont leur part de responsabilité), allait faire redémarrer l'économie.
Les plans de relance et les quelques mesures prises pour amoindrir les effets de la crise - moyens faibles en comparaison avec le soutien apporté aux banquiers et aux industriels - ne sont qu'une tentative pour remettre en route le moteur, mais pour aller toujours dans la même direction, vers toujours plus d'inégalités, d'endettement. Et si jamais le moteur de l'économie repart, il ne tardera pas à caler à nouveau. En effet, la richesse produite étant mal répartie entre le capital et le travail, les travailleurs qui sont aussi les consommateurs, devront s'endetter encore plus pour assumer le rôle qu'on attend d'eux, jusqu'à ce que le système s'effondre à nouveau.
Un tel scénario ne peut que finir par le chaos, la guerre civile, la guerre tout court, le retour au Moyen Age… ou par un régime totalitaire chargé de préserver la sérénité et la fortune de la classe dominante.
Bref, le pire est devant nous, s'il n'y a pas un sursaut des citoyens et des "sans-culottes" endormis.
Sans prétention d'exhaustivité ni d'avoir découvert la panacée, voici quelques propositions pour créer les bases d'un monde nouveau.
Créer de nouvelles marges de manœuvre :
  • Mettre un terme à l'accumulation du capital en plafonnant les transmissions d'héritage.
  • Supprimer le bouclier et les niches fiscales.
  • Taxer les transactions financières et les dividendes versés aux actionnaires.
  • Mettre en place une fiscalité qui soit un levier de la justice sociale.
  • Taxer la publicité.
Assainir l'économie :
  • Abandonner l'indicateur de croissance basé sur le PIB au profit d'un indicateur basé sur le développement humain, comme l'IDH.
  • Interdire la spéculation et le marché à terme.
  • Interdire la distribution des dividendes pendant 3 ans en incitant les entreprises à augmenter les salaires, à baisser leur prix (ces deux mesures contribuant à la hausse du pouvoir d'achat) et se désendetter.
  • Surtaxer les plus-values boursières réalisées à court.
  • Supprimer le crédit à la consommation
  • Interdire les licenciements dans les entreprises qui réalisent des profits
  • Interdire toute transaction financière avec les "paradis fiscaux".
  • Conduire une politique rigoureuse de dépenses publiques dans le but de réduire l'endettement du pays.
Mieux répartir le travail par la mise à la retraite d'office des salariés à haut revenu ayant cumulé tout au long de leur vie un montant donné de salaire (exprimé par exemple en n fois le salaire minimum mensuel). Les personnes ainsi priées de laisser la place aux jeunes auront tout loisir de créer leur propre entreprise ou de donner de leur temps à la collectivité.
Mener une politique ambitieuse de construction de logements sociaux, d'éducation, de protection de l'environnement, d'aménagement du territoire et de développement de la recherche.
(Source : Pierre Tourev, 21/02/2009 – toupie.org)
(Les articles et définitions proviennent du site toupie.org à l'exception de ceux dont les références sont précisées)